Vendredi 24 octobre. L’archevêque Luc Terlinden visite, en compagnie du directeur et d’un bénévole du JRS, le centre de détention de Merksplas. Là, nous rencontrons un homme originaire du Ghana. Son retour forcé est prévu pour le lendemain. Il hésite : doit-il résister ou se résigner ? Sur son visage se lisent le désespoir, la déchirure et l’inquiétude existentielle profonde de quelqu’un qui risque de tout perdre. L’homme n’est plus jeune. Il vit depuis de nombreuses années en Belgique, où résident sa femme et son enfant.
Avec précaution, il demande à Mgr Terlinden s’il veut bien le bénir. Il est chrétien. Tous deux se lèvent. L’archevêque pose les mains sur la tête de l’homme, prononce une bénédiction et prie en silence. Peu à peu, le visage de l’homme se détend. Un sourire apparaît. Une paix descend, perceptible dans toute la pièce.
Un moment de consolation qui me restera gravé.
Jörg Gebhard