Venant de Mongolie, Deegii est arrivée dans notre pays il y a vingt ans. Avec sa fille et son fils, elle tente de se construire une vie ici. Ces dernières années, elle a introduit quatre demandes de régularisation pour raison humanitaire, mais la réponse a chaque fois été négative. Elle est désormais accompagnée par un case manager de Plan Together, un projet de JRS à la recherche d’une solution durable de concert avec la famille.
‘Enfin, nous pouvons respirer à nouveau’ : l’histoire de la famille Kattan
Ibrahim, Nouhad et leurs enfants Ali (17 ans), Hanin (14) et Yasmin (11), ont fui le Liban pour la Belgique il y a 11 ans. Ces dernières années, ils ont introduit deux demandes d'asile et une demande de régularisation pour raison humanitaire. Elles ont toutes été rejetées. Ce n'est que récemment, lors de leur quatrième demande, que la réponse a été positive. Lors du dépôt de cette demande, ils ont été accompagnés à domicile par un·e « case manager » de Plan Together, un projet de JRS.
L’espoir d’une famille en accompagnement : l’histoire de Ruth
Ruth et Musu. Une maman et sa fille adolescente. JRS Belgium les aide à régulariser leur situation dans le cadre du projet « Plan Together ». Il y a quelques années, elles sont venues en Belgique pour que Ruth se marie, pleines d’espoir d’une vie meilleure. Mais le mari (un ami de la famille au pays) ne leur a pas offert la sécurité escomptée. Au contraire. Elles ont rompu tout contact et ont déménagé.
Arbitraire à la frontière belge : l’histoire de Junior
Imaginez : vous atterrissez à Zaventem, vous avez tous les papiers nécessaires, vous avez envie de commencer vos études, mais vous êtes immédiatement emmené dans une salle d'interrogatoire, soumis à des questions critiques et finalement envoyé en centre de détention. Sans procès ni droit de réponse. Et sans le moindre fondement. C'est ce qui est arrivé à Junior Wasso en septembre de l'année dernière, ici en Belgique, sous notre nez. Un tel traitement laisse des traces et montre à quel point la politique des frontières de la Belgique est soumise à l'arbitraire.
Plan Together a soutenu une famille sans papiers avec quatre enfants (12, 10, 9 et 7 ans) pendant 15 mois. Les parents sont arrivés en Belgique il y a 18 ans et sont sans droit de séjour depuis l'expiration de leur premier visa touristique. Tous les enfants sont nés en Belgique et sont bien intégrés à l'école, au quartier et à la communauté. Ils parlent la langue maternelle de leurs parents ainsi que le néerlandais et le français.
Il y a onze ans, j'ai dû fuir le Pakistan parce que j'y étais persécuté en tant que chrétien. J'y vivais dans la crainte constante d'être accusé de blasphème. Les autorités belges n'ont pas cru à ma demande d'asile. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Les preuves nécessaires font défaut, m'ont-elles dit. Cela fait des années que j'essaie d'étayer ces preuves, mais la distance, la peur des témoins, la nécessité de procéder discrètement pour ne mettre personne en danger et la crise du coronavirus m'ont mis devant une tâche impossible.
« Si seulement je pouvais être libre » : l’histoire de Nina
Je suis Nina. J’ai 12 ans et je viens du Kirghizistan. Ce que j’adore faire : dessiner. Avec mes parents, je suis venue en Belgique en 2022 pour échapper aux violences intrafamiliales. Par l'intermédiaire d'un passeur, ma famille a obtenu de faux passeports européens pour commencer une nouvelle vie dans un environnement sûr. Pendant un certain temps, tout semblait aller pour le mieux.
Patrick m’appelle toujours quand il arrive au boulot aux alentours de 23h. Ce soir-là, j’ai attendu minuit avant qu’il m’appelle. Il était bouleversé. Il m’a dit qu’il avait été arrêté et qu’il était au commissariat. Ça a coupé. J’étais confuse. J’ai essayé de rappeler plusieurs fois sans succès. Je n’ai pas dormi de la nuit.
Je suis Ben, témoin enthousiast du projet Change. Mon nom complet est Benjamin Kamuntu. Ma mère m'a donné ce nom parce que je suis le dernier de sept enfants. Depuis quelques mois, j'habite à Braine-le-Comte. C'est tout un changement pour moi. Je suis né à Goma, une ville chaotique et très animée de la région du Kivu à l'est de la RDC. Goma est un monde vibrant de mélodies, tandis que Braine-le-Comte est souvent atrocement calme.
En arrivant à Louvain, nous retrouvons Abdulkader qui nous guide vers un café encore très calme en ce milieu de matinée. En troisième année d’études de kiné à la KUL, c’est un jeune homme très énergique qui a beaucoup à raconter.
« Jusqu’au bout, rien ne nous séparera. Enfin, c’est ce que je croyais » L’histoire de Jean-Paul
Ça fait 7 mois que je suis enfermé ici. Je vis en Belgique depuis 24 ans et je me suis marié ici. Nous avons trois enfants qui fréquentent une école néerlandophone de Bruxelles. Je n'ai pas de diplôme et je pense qu'il est important que mes enfants en obtiennent un. Toute mon énergie va vers eux. J’en suis fier. Ils me donnent de la joie et de l’énergie. Jusqu’au bout, rien ne nous séparera. Enfin, c’est ce que je croyais.
Je suis en couple avec John depuis 18 ans. On s’est séparés par moments, mais toujours pour mieux se retrouver. On a ensemble un fils de 14 ans. Il s’appelle Victor.